11 mars 2010

7 mai 1958

Commence la plaidoirie de l'avocat des Lefoll. Il insiste sur ma santé mentale. Pour lui, ma démence à été largement exagérée. Je ne suis, d'après lui, qu'un être ultra violent, citant mon coup de gueule d'hier pour illustrer ses propos. Ma violence n'est, selon lui, en aucun cas l'expression d'une quelconque maladie mentale. Thérèse commence la sienne avec aisance et talent. Elle détaille point par point la contre expertise psychiatrique pour dire que, oui, j'étais bien en état de démence. Elle fait un portrait de moi en martyr, relatant ma vie difficile, notamment mes relations exécrables avec mon père. Puis, elle cite une déposition de la propre soeur de Marie-Louise, illustrant le peu de moralité de celle-ci, confirmant ainsi mes propos d'hier. Puis vient le réquisitoire de l'avocat général. Pour lui, c'est clair. Vu que ma folie n'est pas permanente, rien ne prouve que j'étais en état démence au moment des faits. De plus, il souligne mon casier judiciaire déjà très chargé, et mon manque total de respect vis à vis de la famille de la victime. Il requière la confirmation du jugement précédant. Suit le verdict: Peine de mort confirmée. -Pourritures de francs maçons! Allez tous vous faire mettre!!!            Que je hurle. Je suis évacué sans ménagement.                                                                                                             

Posté par pagesperdues à 23:34 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur 7 mai 1958

Nouveau commentaire